2015 – Zobel’s Centenary

Happy New Year! Bonne année!

2015 is the year of the centenary of Joseph Zobel’s birth, on 26th April  1915.

I’m really looking forward to taking part in events marking this centenary throughout the year.

To celebrate the beginning of his centenary year, I’m posting a text about my own ‘first meeting’ with Zobel.

During Martinican fieldwork in 2013, I was lucky enough to meet Mme Raphaëlle Bouville at the Médiathèque in Rivière-Salée. She had produced a wonderful display on Zobel, bringing his literature to life for local readers of all ages. Raphaëlle asked me to contribute a text on Zobel so that school children in the Rivière-Salée area would understand my perspective on his literature… and how much his work is appreciated by readers all over the world. Bonne lecture! Happy reading!

Ma rencontre avec Joseph Zobel

Ma rencontre avec Joseph Zobel est une rencontre littéraire. Elle m’a transportée de ma vie quotidienne en Angleterre pour me projeter dans un nouveau monde: la Martinique. Le premier de ses livres que j’ai lu, c’était Laghia de la mort. Grâce à ce texte, j’ai découvert ce que c’est, un « laghia », cette lutte entre deux hommes, rythmée par le tambour. Et le conte ‘Le Syllabaire’, qui parle de l’importance de l’école, institution qui peut nous ouvrir de meilleurs lendemains. Institution qui reste, hélas, hors de portée pour beaucoup d’enfants à travers le monde. C’est cette même thématique que j’ai retrouvée chez La Rue Cases-Nègres, son magnifique récit d’enfance.

L’importanchardwick-childhood-caribbean161x240e de l’enfance chez Zobel et d’autres auteurs antillais m’a inspirée à écrire une thèse doctorale à l’Université d’Oxford, thèse récemment transformée en livre, Childhood, Autobiography and the Francophone Caribbean (2013).

Avec mes étudiants à l’Université de Birmingham, nous faisons la connaissance des Antilles françaises à travers les très beaux textes de Joseph Zobel. C’est une lecture qui nous sensibilise aux grands problèmes de l’humanité: l’exploitation de l’homme par l’homme, la nécessité de respecter son environnement et l’importance de la famille. Comme l’a dit l’écrivain guadeloupéen, Maryse Condé, ‘la lecture de Joseph Zobel, plus que des discours théoriques, m’a ouvert les yeux.’[1]

Malheureusement, je n’ai jamais pu rencontrer M. Zobel en personne, mais je prends plaisir à le retrouver à chaque fois que j’ouvre un de ses livres.

 

[1] Maryse Condé, Le Coeur à rire et à pleurer (1999)

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